Quels enjeux et adaption pour le passage d’une formation corporelle académique vers de nouvelles performances impliquant des technologies ?

Depuis plus de vingt ans, Maflohé Passedouet fait dialoguer danse et technologies au sein de la compagnie Mobilis Immobilis, qu’elle fonde pour réunir artistes, chercheurs et ingénieurs autour d’une même exploration du corps en mouvement. Formée aux Beaux-Arts, elle développe une démarche d’art total et immersif, à la croisée de la création, de la science et du soin.

Ses premières expériences se déroulent avec des technologies encore lourdes et contraignantes, avant qu’une rencontre avec les danseurs de butō n’ouvre un champ de liberté où l’invisible devient partenaire. À mesure que les outils se simplifient, ses collaborations s’élargissent et son travail se déploie vers des projets où le corps devient “la plus belle interface du monde”, que la technologie amplifie sans jamais la dominer. Sa recherche repose sur la co-création entre danseurs et technologues, une démarche exigeante qui nécessite du temps, des moyens et des espaces de recherche souvent difficiles à trouver. Aujourd’hui, Maflohé Passedouet investit aussi le champ social et médical, en concevant notamment des outils pédagogiques pour les publics en situation de handicap, transformant son art en vecteur d’inclusion, de mobilité et de bien-être.

Cette intervention a été donnée le 7 février 2025 au Centre national de la danse de Pantin lors de la journée d’accélération intitulée « Se former, se dé-former, se reformer » du programme ICCARE-LAB, dans le cadre du PEPR de France 2030.

Conférence audio sous licence CC BY 4.0 – Attribution